L’économie autour de Facebook se met en place. Ainsi Adonomics, une société de conseil spécialisée dans les applications Facebook, offre une place de marché sur laquelle des applications existantes peuvent être achetées ou vendues.
Les statistiques fournies permettent également de reconnaitre une longue traine évidente tant au niveau du nombre de fois que ces applications ont été installées que du nombre d’utilisateurs actifs. En haut de la longue traine on retrouve les traditionnels FunWall, SuperWall et TopFriends.
Cliquez sur les graphiques pour les voir en taille réelle
Pour les graphiques je me suis même arrêté à 100’000 installations sous peine de ne plus rien voir du tout. Celui des utilisateurs actifs est quant à lui encore plus impressionnant.
Je ne peux m’empêcher de citer ces quelques phrases de Th. Crouzet qui reflètent parfaitement à mon sens ce qui va se passer avec OpenSocial.
- “Plus que des informations, nous pouvons faire circuler des applications… et les applications, par leur usage, peuvent changer la société plus certainement que les idées. Dans notre monde technologique, l’application est la mise en pratique des idées.”
- “Cette diffusion des applications différencie le web d’un média. Il s’affirme plus que jamais comme un territoire. C’est le retour du cyberspace. Tous ceux qui l’oublieront ne traverseront pas la révolution qui se joue en ce moment.”
- “Je ne crois pas à l’avenir de Facebook à moins d’un changement très rapide. Facebook est une solution centralisée et fermée. Les développeurs préfèreront suivre l’Open Social de Google sur la voie de l’ouverture et de l’interconnexion.”
Une intéressante interview d’Eric Schmidt à qui on a demandé de définir ce que pourrait être le Web 3.0. Je retiendrai:
- “Applications that are pieced together”
- “Applications that are relatively small”
- “Applications can run on any device”
- “Applications are distributed virally” (social networks, email)”
“That’s a very different application model than we’ve ever seen in computing. Very different from the mainframe era, very different from the PC industry, and likely to be very, very large. There are low barriers to entry, the new generation of tools… make it relatively easy to do, solve a lot of problems, and work everywhere.”
Cash Daily nous rapporte que selon ses recherches quelques 140’000 personnes sont actuellement enregistrées auprès d’une plateforme de trading online en Suisse. Le potentiel est quant à lui estimé à 400’000 personnes par le CEO de Swissquote Marc Bürki qui fait une analogie avec le marché allemand plus mature dans ce domaine et qui compte pas moins de 4 Mio d’utilisateurs.
Les banques commencent à intégrer des nouvelles technologies web dans leur relation client
Uncategorized 2 Comments »Alors que le Crédit Suisse offre un flux RSS de podcasts vidéos d’interviews d’experts de la banque faisant des comptes rendus sur des branches d’activités, des régions ou encore sur certains actifs tels que actions, placements etc, Jean-Michel Billaut nous annonce qu’en France une première banque, la Monabanq, offre des “VisioRendezVous” avec leurs conseillers à la clientèle via Skype. Monabanq a la spécificité de ne pas avoir d’agences et a souhaité se rapprocher de ses clients par ce moyen. Un conseiller peut ainsi être “rencontré” jusqu’à 22h et des produits plus complexes peuvent être vendus par ce moyen qu’ils ne peuvent l’être par téléphone. Une interview très intéressante de leur Directeur Marketing peut être consultée ici.
Chaque entrepreneur rêve d’une campagne avec un coefficient de viralité important permettant d’obtenir un maximum d’impact à un minimum de coût. Mais qu’est ce qui fait une campagne de marketing viral efficace ? Quels sont les ingrédients indispensables à rassembler pour obtenir le résultat escompté ? Quels sont les meilleurs exemples de campagnes réussies et quels éléments ont été déterminants pour ces succès ? Quels sont les meilleures agences de marketing viral ?
Rassemblés au sein du dossier ci-dessous de manière concise, ces best practices permettent de comprendre rapidement les éléments clés de cette science.
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Cette analyse se veut être un début devant susciter la curiosité pour approfondir l’une ou l’autre facette. Mais surtout elle a pour but de titiller l’imagination de chacun car finalement les meilleures campagnes virales sont celles qui surprennent, qui déstabilisent. Ce sont donc avec des idées nouvelles “out of the box” que l’on fait les meilleures campagnes et pour cela nul besoin d’avoir des budgets énormes. Lisez, imprégnez vous de ces exemples, oubliez tout, retirez-vous et laissez aller votre imagination…
Les plateformes de réseaux sociaux commencent à pénétrer dans les entreprises
Uncategorized No Comments »Alors que j’avais également relaté cette idée de créer dans les entreprises le poste de CNO pour “Chief Networking Officer”, cette idée fait apparemment son chemin et de premiers outils ont été mis sur le marché ou vont l’être prochainement par de grands noms de l’industrie ICT comme IBM avec sa suite “Lotus Connections” dont le célèbre blog “Read Write Web” s’est également fait l’échos ou encore avec la tentative toute récente de Cisco qui est prêt à poser 3.2 Mia de $ sur la table pour racheter la société WebEx dont les services doivent venir compléter le portefeuille de solutions collaboratives que Cisco commercialise déjà sous le label “Unified Communications“.J’ai cependant l’impression que ces solutions ne font pas encore complètement entrer la notion de networking dans les entreprises. Elles se limitent pour l’heure à offrir des espaces collaboratifs et des moyens de communication plus performants mais ne font pas encore le lien entre ces espaces de création de valeur et la gestion des réseaux personnels comme je l’avais déjà suggéré ici et ici. Avoir un réseau personnel n’étant pas un but en soit, il subsiste encore un décalage entre le message d’IBM “Integrated Tagging, Blogging and Professional Networking Tools Bring the Power of Web 2.0 from the Consumer Realm to the Entreprise” et les fonctionnalités offertes par “Lotus Connections” qui s’articulent autour des modules suivants:
- Activities (un tableau visant à gérer en commun des projets)
- Communities (un espace visant à rassembler des utilisateurs par centre d’intérêt)
- Dogear (un système de bookmarking collaboratif à base de tag)
- Profiles (un lieu pour publier ses compétences)
- Blog (une plateforme pour du blogging intra entreprise).
L’intégration de la gestion des relations personnelles ne semble ainsi pas (encore) en faire partie intégrante. Or elle très importante au sein de l’entreprise elle-même comme le suggère l’illustration ci-dessous mais également concernant les liens que chaque collaborateur a avec des personnes externes à l’entreprise.
Alors que les plateformes de type LinkedIn ou Xing sont utilisées plutôt par les individus pour leurs propres besoins professionnels ou personnels, les entreprises doivent aussi se poser la question d’une meilleure valorisation des réseaux personnels de leurs collaborateurs pour le profit de l’entreprise en les motivant à partager à l’interne leurs contacts de manière beaucoup plus complète et systématique pour par exemple gagner un contrat, résoudre des problèmes, faire du lobbying, etc. Ces réseaux dont l’accès sera limité à tout ou partie des collaborateurs devront être gérés par des plateformes internes à l’entreprise pour garantir une certaine “confidentialité”.
L’adoption de ces plateformes sera très dépendante de la culture de l’entreprise. Une structure très hiérarchique, avec des objectifs individuels fortement pondérés, sera confrontée à un choc culturel important lors de l’introduction de ces outils à tendance fortement collaborative. Par contre si les objectifs sont communs, s’il est reconnu qu’une entraide au sein de l’entreprise apporte un plus à la société et donc à chacun, alors les chances d’adoption de ces outils seront beaucoup plus grandes. Prenons l’exemple de la vente où cette notion de réseau est certainement la plus forte. Ce qui détermine en grande partie la valeur d’un vendeur outres ses compétences intrinsèques du marché et des techniques de vente, c’est également la taille et la qualité de son carnet d’adresses. Que celui-ci soit géré sur un PDA ou tout simplement dans un fichier Excel, le vendeur a la tendance à vouloir protéger farouchement ce trésor qu’il peut facilement monnayer auprès d’autres employeurs si nécessaire. Or ce sont justement ces contacts qui pourraient être très utiles à d’autres personnes dans l’entreprise dans d’autres situations que la vente. Mais la crainte de la détérioration de la relation si “n’importe qui” se met à appeler telle ou telle personne au nom de l’entreprise constitue un frein à ce partage. Il ne s’agit donc pas simplement d’ouvrir les carnets d’adresses de chacun mais également de définir des règles pour leur utilisation.
Une première étude fait mention que les entreprises qui ont fait ce pas, ont une plus forte croissance que les autres. Est-ce que la corrélation est vraiment directe ou est-ce simplement le fait que les entreprises plus sensibles à ces notions sont déjà dans des marchés en croissance ? Cette deuxième hypothèse explique certainement cette évolution en partie. Ceci étant il est évident que cette matière première que constitue les réseaux sociaux de chaque collaborateur est actuellement sous exploitée par les entreprises alors qu’en leur payant un salaire, elle paie ce bien également intrinsèquement. Mais c’est sûrement une démarche qui mérite débat. On engage une personne pour ce qu’elle sait mais aussi pour qui elle connaît. Doit-on pour autant “obliger” cette personne à se dévoiler à l’ensemble ou à une partie des collaborateurs de l’entreprise pour laquelle elle travaille ? Que se passe-t-il une fois que ce collaborateur quitte cette entreprise ? Autant de questions qu’il convient de bien analyser avant de se lancer dans une telle démarche.
Intimement convaincu qu’avoir un réseau personnel n’est pas une finalité en soit, j’avais formulé ici une proposition de développement pour les plateformes de réseautage existantes de type Xing (ex OpenBC) ou LinkedIn et qui visait à adjoindre à ces plateformes des fonctions de type “espace collaboratif”. Je m’étais même fendu d’un prototype. Je suis heureux aujourd’hui de constater que LinkedIn a fait un pas dans cette direction en lançant le service “LinkedIn Answers“ permettant de soumettre à son réseau LinkedIn ou à une partie de celui-ci des demandes. Tout comme le dit Guy Kawasaky (ex “Chief Evangelist” chez Apple et Venture Advisor de plusieurs startups dont notamment Jajah, le peut-être futur Skype de la téléphonie mobile), je pense également que le potentiel de ces plateformes est sous-exploité. Mais cette mesure de LinkedIn va dans la bonne direction pour faire de cette plateforme un outil dont l’utilisation sera plus régulière et donc à plus forte valeur ajoutée. Dommage que les questions ne peuvent être classifiées que dans les trois catégories “Recruiting, Promoting your services, Job seeking”. Le spectre devrait être beaucoup plus large. Et au fait comment va réagir Xing ?
C’est fait Bluewin TV est lancée. L’offre IPTV de Swisscom est sur le marché. Si l’offre apporte d’indéniables nouveautés qui révolutionneront réellement la manière de regarder la télévision, il convient de se demander quelles pourraient être les entraves à son adoption et dans quelle mesure les nouveautés réussiront à motiver les clients à faire tout de même le pas du changement. Pour avoir eu l’occasion de visualiser au préalable l’interface utilisateur de Bluewin TV, celle-ci m’a réellement impressionnée par sa simplicité et son intuitivité. Mais outre cette interface utilisateur, je vois encore les principaux atouts suivants:
- La vidéothèque (Pay per View) permettant la location spontanée de films
- La possibilité de programmer les enregistrements via Internet
- L’étape franchie vers la vision stratégique prometteuse du “triple écran” (télévision sur le téléviseur, l’ordinateur et le téléphone mobile), gage d’une assurance de la pérennité de l’investissement pour ceux qui font le pas de la convergence et de la qualité (HDTV à terme)
- Un prix d’abonnement de CHF 29.-/mois qui, pour un lancement, est raisonnable et qui peut encore évolué, et donnant l’accès à 100 chaînes de TV, à 70 radios et à un paquet linguistique à choix avec pour les francophones 16 chaînes supplémentaires telles que TMC, RTL9, MCM, FOXlife France, Toute l’Histoire, Animaux, E ! Entertainment, etc.
- Du contenu exclusifs (hockey, foot, events,…)
Du côté des entraves, notons l’élément suivant propre à l’offre:
- La nécessité, pour le deuxième téléviseur, d’une deuxième Bluewin TV Box (CHF 95.- + CHF 10.-/mois) ayant malheureusement des fonctions restreintes par rapport à la première
Mais aussi deux entraves n’entrant pas dans le cercle d’influence de l’offre à proprement parlé mais qui pourraient tout de même jouer un rôle:
- Les ménages n’ont souvent pas de prise ADSL dans leur salon. Une solution wireless (WLAN) sera alors nécessaire. Ceci pourrait retenir celles et ceux soucieux de l’électrosmog. L’alternative étant de procéder à des transformations, c’est-à-dire à tirer les câbles nécessaires ou de passer par le réseau électrique (Powerline).
- La Suisse est un pays de locataires (quoique de moins en moins grâce aux taux d’intérêt bas actuels et du rush vers la propriété). Or les locataires ne paient pas directement leur abonnement à un câblo-opérateur. Celui-ci est inclus dans leur loyer mensuel et il est probable que les propriétaires ne modifieront pas facilement ce dernier sous prétexte que le locataire s’est abonné à Bluewin TV. Il serait intéressant d’analyser la marge de manoeuvre exacte des locataires concernant ce point précis.

Le monde de la télévision tel que nous l’avons connu jusqu’à ce jour va être bouleversé par de telles offres. Dans la droite ligne du monde Internet et plus particulièrement de son évolution Web 2.0, les utilisateurs vont de plus en plus vouloir être actifs, ils vont vouloir prendre en mains leur emploi du temps et de moins en moins vouloir dépendre de programmateurs déterminant quand passe quelle émission. Si la télévision ne suit pas cette évolution du consommateur, elle va perdre continuellement des auditeurs au profit d’autres supports.
Quant à Sunrise, le principal concurrent de Swisscom, qui s’est raisolument détourné du monde de la télévision, il prend en ce sens un grand risque. L’avenir étant dans la convergence tant technique que commerciale. Celui qui ne pourra pas offrir d’offres complètes et homogènes risque, à terme, d’être pénalisé par le marché. Reste à savoir ce qu’en pensera son prochain propriétaire puisque Jens Alder (ex CEO de Swisscom et nouveau CEO de TDC, actuel propriétaire de Sunrise) a 15 mois pour rendre la mariée belle et la vendre (source: InfoWeek citant le magazine Facts).
Quant aux marchés financiers, ceux-ci semblent soutenir la stratégie de Swisscom puisque son action a repris depuis le 31 mai 2006 (CHF 392.-) près de 11%, l’action ayant clos ce soir à CHF 434.50. En recul toutefois sur la journée de 0.4%.


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