Intimement convaincu qu’avoir un réseau personnel n’est pas une finalité en soit, j’avais formulé ici une proposition de développement pour les plateformes de réseautage existantes de type Xing (ex OpenBC) ou LinkedIn et qui visait à adjoindre à ces plateformes des fonctions de type “espace collaboratif”. Je m’étais même fendu d’un prototype. Je suis heureux aujourd’hui de constater que LinkedIn a fait un pas dans cette direction en lançant le service “LinkedIn Answers“ permettant de soumettre à son réseau LinkedIn ou à une partie de celui-ci des demandes. Tout comme le dit Guy Kawasaky (ex “Chief Evangelist” chez Apple et Venture Advisor de plusieurs startups dont notamment Jajah, le peut-être futur Skype de la téléphonie mobile), je pense également que le potentiel de ces plateformes est sous-exploité. Mais cette mesure de LinkedIn va dans la bonne direction pour faire de cette plateforme un outil dont l’utilisation sera plus régulière et donc à plus forte valeur ajoutée. Dommage que les questions ne peuvent être classifiées que dans les trois catégories “Recruiting, Promoting your services, Job seeking”. Le spectre devrait être beaucoup plus large. Et au fait comment va réagir Xing ?
Dans cette économie de l’immatériel il est maintenant communément reconnu que les réseaux sociaux dont nous faisons parti et notre aptitude à y évoluer sont des éléments essentiels de notre réussite. Je citerais ainsi ici la devise des réseaux sociaux qui est: “Plus important que ce que je connais est qui je connais. Mais encore plus important demeure qui me connaît !”.
De nombreuses plateformes (OpenBC, LinkedIn, 6nergies, Viaduc,…) ont ainsi été développées pour nous aider à gérer nos réseaux et à concrétiser la loi des six degrés de Stanley Milgram selon laquelle pour atteindre toute personne sur le globe seul quatre intermédiaires supplémentaires sont nécessaires.
Pour avoir expérimenté plusieurs de ces plateformes j’ai cependant acquis le sentiment qu’aucune d’entre elles n’avait été au bout de leur raison d’être. Car en effet quel est le but ultime des réseaux sinon de créer de la valeur en commun, à résoudre des problèmes ensembles, de faire avancer des causes communes. Or aucune de ces plateformes ne soutient ce processus de création de valeur. Elles nous aident certes à identifier les personnes qui peuvent nous aider mais nous laissent ensuite “sans soutien” pour la démarche collaborative. Or si elles nous soutenaient dans cette démarche nous les utiliserions de manière plus intensive, ce qui serait dans leur intérêt également.
Voici donc quelques propositions de fonctionnalités supplémentaires qui me sont venues à l’esprit et ayant pour but d’atteindre cet objectif.
- Soumission rapide à tout ou partie de son réseau présent sur la plateforme “d’impulsions” (idées, demandes concrètes,…)
- Mise à disposition, pour chaque impulsion, d’espaces collaboratifs (forum, fichiers partagés, moyens de communication (IM, VoIP, Vidéo conférence), etc)
- Archivage des impulsions formulées et possibilité d’évaluer soi-même les réponses obtenues et leurs auteurs
- Gestion et regroupement des impulsions par projet
- Gestion de la fréquence des interactions avec les membres de notre réseau et système d’alerte en cas de déficit vis-à-vis d’une personne
- Aide à la formulation de sa stratégie personnelle et contrôle de sa mise en œuvre
- Gestion et administration des différents cercles et groupes d’intérêt de son réseau
- Visualisation sous forme graphique de son réseau
- Identification des personnes clés de son réseau en fonction de leur participation à mes impulsions
Ayant fait un prototype sous PPS de ce à quoi pourrait ressembler cette plateforme de manière plus concrète, je me propose de le mettre en ligne prochainement. En attendant je vous conseille de lire le livre de Alain Lefebvre “Les réseaux sociaux – Pivot de l’Internet 2.0″ fort intéressant et donnant déjà une bonne vision de ce dont ces plateformes sont déjà capables.

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